« L’année 2025 a été un témoignage éloquent de la force et de la singularité du marché immobilier québécois », déclare Dominic St-Pierre, vice-président exécutif, développement des affaires, Royal LePage. « Alors que le reste du Canada voyait un recalibrage, voire des reculs dans certaines régions, le Québec a maintenu un élan impressionnant, et le quatrième trimestre n’a fait que confirmer cette tendance de croissance soutenue. Nous nous sommes distingués, une fois de plus, par une appréciation des prix qui dépasse largement les attentes et les performances des autres grandes agglomérations du pays. »
Le prix de l’agrégat d’une propriété dans la province de Québec a augmenté de 7,1 % au quatrième trimestre de 2025 pour atteindre 461 500 $ par rapport à la même période de l’année précédente. Sur une base trimestrielle, le prix de l’agrégat1 d’une propriété dans la province a enregistré une légère progression de 0,5 %. En ce qui concerne les différents types de logement, le prix médian d’une maison unifamiliale détachée a augmenté de 6,4 % sur un an pour s’élever à 494 400 $, tandis que celui d’un appartement en copropriété s’est accru de 3,1 % pour atteindre 396 600 $ au cours de la même période.
Au-delà des tendances nationales, le marché résidentiel québécois a continué de faire preuve d’un dynamisme constant, défiant les prévisions de ralentissement généralisées dues à l’incertitude économique. La prudence, certes présente chez certains acquéreurs, n’a cependant pas eu raison de l’appréciation des prix ni des niveaux d’activité, qui se sont maintenus ou renforcés dans la majorité des régions de la province.
« Cette performance n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur des fondamentaux solides, une demande locale tenace et une capacité unique de nos consommateurs à naviguer à travers les incertitudes économiques », ajoute M. St-Pierre. « Les baisses de taux progressives de la Banque du Canada ont sans aucun doute contribué à rassurer les acheteurs et à stimuler l’activité. Toutefois, c’est grâce à une demande constamment supérieure à l’offre et à la confiance persistante de nos ménages que le Québec a pu clore 2025 sur une hausse des prix, se démarquant nettement des marchés plus coûteux et volatils de Toronto et Vancouver. »
À l’échelle du Canada, le prix de l’agrégat d’une propriété a diminué de 1,5 % d’une année sur l’autre au quatrième trimestre de 2025, atteignant désormais 807 200 $. Sur les principaux marchés du pays, le prix de l’agrégat d’une maison à Toronto et Vancouver a respectivement enregistré une baisse de 5,7 % et de 4,1 %, illustrant une nouvelle fois des tendances divergentes.
Le marché immobilier québécois abordera le printemps 2026 avec des perspectives de croissance modérée, marqué par des dynamiques distinctes selon les segments. Alors que la demande pour les maisons unifamiliales demeure robuste et que le manque persistant d’inventaire maintient une pression à la hausse sur les prix, particulièrement au début de l’année, le marché des copropriétés pourrait afficher une plus grande stabilité.
Dans le Grand Montréal, l’inventaire croissant des copropriétés offre davantage d’opportunités de négociation pour les acheteurs, contrastant avec la vigueur des maisons unifamiliales. En parallèle, des marchés comme Québec continuent de voir leurs prix s’apprécier de façon agressive grâce à une demande soutenue et un inventaire qui continue de stagner.
« Le marché québécois démontre une résilience remarquable, s’adaptant avec pragmatisme aux réalités économiques », observe M. St-Pierre. « Nous anticipons un printemps actif, où la rareté des maisons unifamiliales continuera de soutenir les prix, tandis que le segment des copropriétés, avec un inventaire plus abondant, pourrait offrir aux acheteurs un pouvoir de négociation renouvelé, surtout pour les premiers acheteurs. Cette nuance est saine et témoigne de la maturité de notre marché. »